Menu
Rechercher un produit

Quelles alternatives au désherbage chimique?

AltDesherbageChim 1

Trop de produits chimiques sont utilisés dans les maisons et les jardins privés. En Suisse, plus de 2000 tonnes de désherbants et de pesticides sont utilisées chaque année en zones urbaines. A travers la campagne «Favorisez la nature» soutenue par la Confédération et les services cantonaux de l’environnement, Jean-Pierre Pralong cherche à sensibiliser la population. Des brochures ont ainsi été envoyées dans toutes les communes et le site web de la campagne propose du matériel éducatif pour les écoles et des solutions alternatives aux poisons pour les particuliers. «Cocci, la coccinelle avisée», sert de guide à la campagne. Alors quelles sont les techniques alternatives au désherbage chimique?

 

Le désherbage thermique
Le désherbage thermique utilise la chaleur pour détruire les plantes indésirables. Celle-ci est produite par la combustion d’énergies fossiles ou par de l’électricité. Elle agit soit directement (désherbage à infrarouges ou à flamme directe) ou par l’intermédiaire d’eau chaude, de vapeur ou de mousse (eau additionnée d’un produit permettant de conserver la chaleur plus longtemps). Si ces méthodes n’utilisent pas de produits phytosanitaires, elles posent toutefois la question de la consommation d’énergie et d’eau.
Le désherbage à la vapeur consiste en un choc thermique – d’au moins 95°C pendant une seconde et demi – sur la plante pour la détruire en partie aérienne. Ses racines resteront actives et elle repoussera, d’où la nécessité de programmer le désherbage dès le début du printemps. Il est alors possible de détruire la plante au premier traitement. Ensuite, il faut compter entre trois et cinq passage par an suivant les sols, la région, le climat, etc. Les années suivantes le nombre de traitements diminuera. Les autres méthodes demandent plus de passages.

Le désherbage mécanique
Les méthodes de désherbage mécanique font appel à des appareils de type brosse rotative, balayeuse, rabot, herse qui arrachent et pour certains broient les végétaux. Le recours au traditionnel binage manuel entre aussi dans cette catégorie. Ces techniques nécessitent souvent plusieurs passages pour obtenir un résultat satisfaisant. Certaines d’entre elles ne s’emploient que sur des sols spécifiques. Les systèmes de rabot ou de herse ne conviennent notamment que pour des surfaces sablées ou stabilisées.

AltDesherbageChim 2

Les solutions biologiques
L’installation d’un paillage au pied des arbustes ou dans les massifs fleuris permet d’éviter la présence d’adventices. Cette technique possède en outre l’avantage de conserver l’humidité du sol et de limiter les phénomènes de compaction.
La végétalisation de certaines surfaces, auparavant désherbées, est une alternative au intéressante paillage dans des situations où la mise en place et l’entretien d’un paillis s’avèrent complexes.
Pour les allées piétonnes initialement traitées en sable ou en stabilisé, il est possible de laisser une partie des surfaces s’enherber, soit en laissant la nature faire son oeuvre, soit en lui donnant un coup de pouce par le biais d’un semis composé d’un mélange de graminées, associé ou non à des fleurs. La zone où les piétons passent régulièrement va se trouver désherbée «naturellement» et les abords resteront couverts par une végétation basse qu’il suffira de faucher une à deux fois par an. Quant à l’installation de plantes couvre-sols, elle permet de résoudre le problème de l’entretien des pieds d’arbres ou des terre-pleins situés sur la chaussée.
Finalement, les méthodes de désherbage biologique font appel à des produits d’origine naturelle, comme le purin d’ortie ou les huiles essentielles ou encore l’eau de cuisson de vos pommes de terre ou des pâtes alimentaires.

Quelques liens utiles
Pour comprendre les enjeux liés à ces changements de pratiques – qui ne donnent pas toujours un même résultat que le désherbage chimique –, il est essentiel d’informer la population. Un travail de sensibilisation pour faire connaître et accepter la présence de la flore spontanée, autrefois considérée comme indésirable, est aussi nécessaire. De nombreuses informations sont disponible sur le net:

Source: Extrait d’un article d’Yves Merz, Tribune de Genève, 27 mars 2012.

 

 

Lausanne

Av. de Provence 10 -1007 Lausanne
021 310 11 00

Contact et plan d'accès

Lundi à jeudi 8h - 12h, 13h30 - 18h
vendredi jusqu'à 17h00

Genève

Av. Châtelaine 43 - 1203 Genève
022 940 18 40

Contact et plan d'accès

Nos bureaux ne sont pas occupés en permanence. Contactez-nous pour un rendez-vous